5 films québécois adaptés de romans ou de pièces de théâtre

Un temps des Fêtes sous le signe « des siestes et des livres »  approche, nous dit-on. Mais quand le cinéma et la littérature font bon ménage, on ne risque pas de s’ennuyer. Pour ajouter à votre liste d’activités, on vous propose une liste de cinq films québécois adaptés de romans, de récits ou de pièces de théâtre. Bon visionnement!

1. Il pleuvait des oiseaux, réalisé par Louise Archambault (2019)

Il pleuvait des oiseaux est un long métrage réalisé par Louise Archambault, adapté du roman du même nom écrit par Jocelyne Saucier.

On y dresse le portrait de trois ermites, Boychuck, Tom et Charlie, vivant en retrait dans la forêt, à l’abri de la société. Leur vie de reclus sera chamboulée par l’arrivée d’une photographe partie à la recherche du témoignage de Boychuck sur les Grands Feux ayant fait rage dans le nord de l’Ontario au début du 20e siècle. Un film touchant sur la vieillesse et l’isolement, choisi ou imposé, et l’amour toujours possible, même au troisième âge.

Notons d’ailleurs que les performances d’Andrée Lachapelle et Gilbert Sicotte ont été récompensées au gala Québec Cinéma.

Le livre, tout aussi bon, a reçu de nombreux prix littéraires. L’écran ou le papier? Pourquoi pas les deux?

2. Les rois mongols, réalisé par Luc Picard (2017)

Les rois mongols est un drame réalisé par Luc Picard. Le scénario est basé sur le roman de l’auteure québécoise Nicole Bélanger.

En fond, la crise d’octobre. À l’avant-plan, Manon, son petit frère Mimi, et leur famille en crise eux aussi, mais dans l’intimité. S’inspirant des événements de 1970 pour revendiquer elle aussi un avenir meilleur, Manon décide de passer à l’action. Aidée de Mimi et de ses cousins Martin et Denis, la jeune fille orchestre l’enlèvement d’une vieille dame et sa séquestration à la campagne.

C’est un film qui parvient à faire rire et à émouvoir, et à nous rappeler certains des événements marquants d’Octobre 1970, à travers les yeux d’enfants.

Tant le scénario que les performances d’acteurs ont été récompensés dans de nombreux festivals.

L’auteure Nicole Bélanger, quant à elle, s’est inspirée de son propre vécu pour raconter ce moment charnière de l’histoire du Québec. On nese fera pas prier, ni pour cette lecture, ni pour ce visionnement.

3. Antigone, réalisé par Sophie Deraspe (2019)

Sophie Deraspe adapte librement la célèbre tragédie grecque de Sophocle, Antigone. Alors que la lecture de l’œuvre originale peut s’avérer plus ardue, le film de Deraspe captive dès les premières minutes.

Antigone vit une vie plutôt normale jusqu’à ce que son frère décède des suites d’une bavure policière et que son autre frère soit arrêté. S’en suit une lutte entre deux justices, celle du système judiciaire, et celle d’Antigone. Le film jette un regard sensible sur les réalités de l’immigration et de l’adolescence.

Le film a été choisi pour représenter le Canada dans la course au Meilleur film étranger de la 92e cérémonie des Oscars, et a été nommé Meilleur film canadien lors du Festival international du film de Toronto de 2019, en plus d’être récompensé lors de plusieurs autres festivals.

4. Kuessipan, réalisé par Myriam Verreault (2019)

C’est l’histoire de Mikuan et Shaniss, deux adolescentes de communautés innues près de Sept-Îles, deux amies jusqu’alors inséparables. Mais Mikuan et Shaniss rêvent d’avenirs différents. Le film aborde tout en finesse cette amitié ébranlée par des destins et des opportunités qui divergent pour les jeunes de communautés autochtones.

Le film est basé sur le livre du même nom écrit par Naomi Fontaine. À l’image du film, un roman lucide et lumineux qui aborde les enjeux de l’identité culturelle et de l’amitié féminine.

Primé au Rendez-vous Québec Cinéma et acclamé par la critique, un film qu’il faut absolument voir!

5. Sympathie pour le diable, réalisé par Guillaume de Fontenay (2019)

Préparez-vous pour un film qui vous sortira instantanément de l’esprit des Fêtes. Le décor est celui du siège de Sarajevo, entre 1992 et 1993. On y retrace la couverture journalistique qu’en a faite Paul Marchand, reporter de guerre, qui a publié son récit en 1997. Les dilemmes du journalisme de terrain, les horreurs de la guerre, le chaos: tout y est. Un film qui ne donne pas le sourire, mais qui ouvre les yeux sur les atrocités bien réelles de la guerre.